En 1843, le chemin de fer imprime sa marque à Sotteville avec la construction de la ligne « Paris-Rouen », concentrant des installations d'entretien, de réparation et de construction ferroviaire comme l'atelier de Quatre-Mares.

Les gouvernements successifs ont à maintes reprises essayé de casser les statuts de la SNCF. A Sotteville, comme ailleurs, les services publics sont de plus en plus menacés (fermetures des guichets SNCF ou de l’annexe de la Sécurité Sociale…)

Personne n’a oublié la tentative de réforme de la SNCF échouée en 1995 face à un mouvement étendu à tous les services publics et au-delà.

Dans le rapport Spinetta, « sur l’avenir du transport ferroviaire » le gouvernement ramène l’affaire à un débat sur la gestion d’une entreprise : trois milliards € de déficit chaque année, des trains express régionaux aux 3/4 vides, un réseau vieillissant, des pannes et des retards à répétition… Et, bien sûr, ces cheminots « privilégiés » qui coûtent chers à la collectivité.

Demandons-nous si les « solutions » préconisées dans ce rapport n’aggraveraient pas la situation, tout en condamnant l’idée même de ce service public, alors que la menace de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires arrive au même moment.

Privatisation dictée par Bruxelles, Ouverture à la concurrence, Fin du statut des cheminots et bientôt de tous les services publics…

Voulons-nous vraiment de cette société là ?