Le Conseil municipal du 28 mars a abordé la question de la réforme des rythmes scolaires à Sotteville-les-Rouen. Le Maire, sans concertation, a décidé de mettre en place cette réforme dès la rentrée prochaine, en septembre 2013. C'est dommage.

"Sotteville A Gauche Vraiment" proposait d'attendre la rentrée 2014, comme de nombreuses villes l'ont décidé, pour se laisser le temps de discuter réellement et de construire un projet qui tienne compte de l'avis de tous les acteurs concernés (parents, enseignants, associations, personnels et services municipaux…).

Le Maire, comme d'habitude, a déjà décidé de tout. Le mercredi matin a été choisi comme demi-journée supplémentaire. Pourquoi pas, mais a-t-on consulté les parents sur ce sujet ?

"Sotteville À Gauche Vraiment" a demandé si la mairie comptait diffuser tout simplement un questionnaire aux parents (sur le choix du mercredi ou du samedi matin, les horaires de début et de fin de journée, la longueur souhaitée de la pause méridienne, leur appréciation sur les activités proposées…). Le Maire a répondu en bougonnant et de mauvaise humeur que la ville organisait des "échanges" mais pas une "concertation" !

Bref, on fait discuter les gens dans des réunions, mais sans consulter vraiment, sans leur donner d'informations précises, et alors même que tout est déjà décidé.

Dans sa dernière plaquette auto-promotionnelle, "Sotteville de A à Z", le Maire se vantait pourtant d'être un as de la concertation ( à la lettre "C" comme "concertation"). Une blague, probablement.

Parents, associations de parents et conseils d'école ont pourtant des propositions, et nous espérons qu'elles seront prises en compte.

De même que celles des personnels, associations et services de la ville.

Signalons enfin que cette réforme des rythmes scolaires va coûter cher à la ville : 300.000 euros ont été provisionnés dans le budget 2013 pour y faire face (et les aides versées par l'Etat pour la première année de mise en place s'éteindront ensuite). Cela montre que l'État a bien transféré aux communes la charge financière d'une réforme de l'Education nationale, en pleine période de réduction des dotations de l'État aux communes. Voila qui est scandaleux et va engendrer des inégalités intollérables entre les communes qui pourront financer les activités "périscolaires" et les autres.

Sotteville-les-Rouen Le 28 mars 2013