Sotteville - A gauche vraiment

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vendredi 29 mars 2013

Rythmes scolaires à Sotteville-les-Rouen: "discutez, tout est déjà décidé".

Le Conseil municipal du 28 mars a abordé la question de la réforme des rythmes scolaires à Sotteville-les-Rouen. Le Maire, sans concertation, a décidé de mettre en place cette réforme dès la rentrée prochaine, en septembre 2013. C'est dommage.

"Sotteville A Gauche Vraiment" proposait d'attendre la rentrée 2014, comme de nombreuses villes l'ont décidé, pour se laisser le temps de discuter réellement et de construire un projet qui tienne compte de l'avis de tous les acteurs concernés (parents, enseignants, associations, personnels et services municipaux…).

Le Maire, comme d'habitude, a déjà décidé de tout. Le mercredi matin a été choisi comme demi-journée supplémentaire. Pourquoi pas, mais a-t-on consulté les parents sur ce sujet ?

"Sotteville À Gauche Vraiment" a demandé si la mairie comptait diffuser tout simplement un questionnaire aux parents (sur le choix du mercredi ou du samedi matin, les horaires de début et de fin de journée, la longueur souhaitée de la pause méridienne, leur appréciation sur les activités proposées…). Le Maire a répondu en bougonnant et de mauvaise humeur que la ville organisait des "échanges" mais pas une "concertation" !

Bref, on fait discuter les gens dans des réunions, mais sans consulter vraiment, sans leur donner d'informations précises, et alors même que tout est déjà décidé.

Dans sa dernière plaquette auto-promotionnelle, "Sotteville de A à Z", le Maire se vantait pourtant d'être un as de la concertation ( à la lettre "C" comme "concertation"). Une blague, probablement.

Parents, associations de parents et conseils d'école ont pourtant des propositions, et nous espérons qu'elles seront prises en compte.

De même que celles des personnels, associations et services de la ville.

Signalons enfin que cette réforme des rythmes scolaires va coûter cher à la ville : 300.000 euros ont été provisionnés dans le budget 2013 pour y faire face (et les aides versées par l'Etat pour la première année de mise en place s'éteindront ensuite). Cela montre que l'État a bien transféré aux communes la charge financière d'une réforme de l'Education nationale, en pleine période de réduction des dotations de l'État aux communes. Voila qui est scandaleux et va engendrer des inégalités intollérables entre les communes qui pourront financer les activités "périscolaires" et les autres.

Sotteville-les-Rouen Le 28 mars 2013

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vendredi 15 mars 2013

Réforme des rythmes scolaires à Sotteville : rien n'est prêt ni chiffré, mais on applique dès la rentrée prochaine.

M. Bourguignon a lancé une campagne de "concertation" au sujet de la réforme des rythmes scolaires lancée par Vicent Peillon.

Mais il a déjà décidé tout seul que cette réforme s'appliquerait dès la rentrée 2013, alors que les communes avaient le choix entre 2013 et 2014… Et sans dire combien coûterait à la ville cette réforme, sans présenter différents scénarios chiffrés selon les pistes proposées.

Pourquoi une telle précipitation dans l'application de la réforme ?

Pourquoi ne pas attendre de voir ce que donneront les concertations?

Pourquoi ne pas vérifier d'abord que nous sommes prêts et que nous avons un projet mûri et partagé entre tous les acteurs concernés (parents, services municipaux, associations de garderie, intervenants extérieurs, tissu associatif…) ?

A moins que tout ne soit déjà décidé et que la "concertation" ne soit là que pour amuser la galerie.

Dans les réunions de conseils d'école, le Maire "écoute", mais sans donner de réponses précises aux questions posées… ce qui n'augure rien de bon.

Sotteville se lance donc avec précipitation dans une réforme coûteuse pour les finances locales, qui creusera les inégalités entre communes et qui ne réduira certainement pas la charge des journées pour les enfants.

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lundi 11 mars 2013

Budget de la ville : quelles priorités pour Sotteville-les-Rouen ?

Au conseil municipal du 14 février, nous avons commencé la discussion sur nos choix budgétaires dans un contexte d'austérité. Nous pensons que ces choix devraient être discutés avec la population, et qu'un réseau de conseils de quartiers aurait été un outil intéressant pour cela.

Un sondage honnête aurait pu en être un autre.

Ci-dessous, le résumé de notre intervention et nos priorités : l'accueil de la petite enfance, le retour en régie publique de la cantine, les économies d'énergie et les transports non-polluants.

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Hold-up de 3 milliards sur les finances locales : le gouvernement nous fait les poches pour faire des cadeaux au grand patronat !

Alors que débutent les discussion sur le budget de la ville, il faut dire un mot de la politique du gouvernement Ayrault concernant le financement des collectivités territoriales (communes, départements, régions): pour résumer, cette politique est dans la droite ligne de celle des gouvernements de droite qui l'ont précédé. Oublié le changement, c'est la continuité qui l'emporte.

En effet, le gouvernement de M. Ayrault a décidé de geler les dotations pour cette année encore, ce qui signifie une baisse de 2% environ de la dotation du fait de l'inflation. Pire, le gouvernement nous annonce que d'ici 2015, ce sont 3 milliards d'euros qui seront retirés aux collectivités pour financer le crédit d'impôt aux entreprises. Rappelons que cette nouvelle aide aux entreprises, chiffrées à 20 milliards d'euros, bénéficiera surtout aux grandes entreprises, sans condition ni contrepartie. Ainsi, de entreprises comme Arcelor-Mittal ou Renault, qui annoncent des licenciements en même temps que des profits colossaux, pourront bénéficier de ce dispositif.

Tous les sottevillais vont sentir les conséquences de cette politique. Car moins de dotations aux communes, c'est moins d'aide sociale, moins de services publics et moins d'investissements pour l'avenir. C'est aussi moins d'emplois, puisque les investissements des collectivités génèrent de nombreux emplois, en particuliers dans le BTP.

Le gouvernement socialiste persiste donc à appliquer les recettes libérales qui enfoncent le pays dans la crise et remplissent en même temps les poches des plus fortunés. Le Parti Socialiste dénonçait cette politique lorsqu'il était dans l'opposition, il l'applique aujourd'hui.

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Réforme du contrat de travail (ANI) : Luce Pane soutient l'accord minoritaire ''made in MEDEF''

On le sait, Luce Pane a soufflé le poste de député qu'occupait auparavant Pierre Bourguignon. Mais ce changement de personne ne signifie pas un changement de politique.

Ainsi, Luce Pane vient d'apporter son soutien à l'accord signé par le MEDEF et trois syndicats minoritaires, la CFDT, la CGC et la CFTC (Paris-Normandie du mercredi 6 mars). Cet accord made in MEDEF, que reprend à son compte le gouvernement, représente un profond recul des droits des salariés. Rêvé par Sarkozy, il facilite les licenciements, le chantage à l'emploi et la mobilité forcée.

Les "avantages" supposés de cet accord sont pour la plupart de la poudre aux yeux : la "taxation" des contrats précaires ne concerne que les CDD de moins de trois mois et ne touche ni l'intérim ni les contrats saisonniers; la complémentaire-santé sera financée à 50% par le salarié et remboursera moins bien que la CMU; les "nouveaux droits" des chômeurs sont conditionnés à des négociations ultérieures et ne devront pas coûter d'argent à l'UNEDIC...

C'est dire si le patronat en sort largement gagnant !

Malgré l'opposition de la CGT et de FO, rejoints par la FSU et SUD-Solidaires, syndicats qui représentent la grande majorité des salariés français, Luce Pane a donc signé une tribune de 100 parlementaires socialistes qui soutiennent le gouvernement dans sa volonté de transposer l'accord en loi.

Avec elle comme avec M. Bourguignon, on a affaire à la même gauche de droite, qui écoute plus les patrons que les salariés.

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